Ce blog aborde les sujets des nouvelles technologies, la manière dont elles transforment le quotidien des DSI et informaticiens, et leur impact sociétal.

Intelligence artificielle : avait-on mal prédit le futur ?

customlogoTribune publiée dans Le Cercle Les Echos

Il y a 10 ans, tous les présidents des sociétés automobiles du monde pensaient qu’il était impossible qu’une voiture se conduise un jour toute seule. Google, Tesla, ou encore Apple ont prouvé le contraire. Cette année, le programme Alphago de Google DeepMind a réussi l’exploit de battre au jeu de go l’un des meilleurs joueurs au monde, les experts n’attendaient pas cette victoire avant dix ou vingt ans. Alors a-t-on a mal prédit le futur, et qui peut dire si l’intelligence artificielle « forte » va débarquer plus vite qu’on ne le pense ?
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Gouverner autrement grâce au numérique ? La controverse sur le Gouvernement Ouvert…

logo-pgo-fondblancPrès de huit Français sur dix (77%) pensent que la démocratie fonctionne de moins en moins bien (sondage Ipsos-Sopra Steria). Face à ce constat – pas nouveau – la France a adhéré en 2014 à l’Open Government Partnership (OGP), un partenariat international initié par Barack Obama dès 2009, qui encourage le monde à la transparence, à l’ouverture des données publiques et à la lutte contre la corruption grâce au numérique.

L’Open Government Partnership

L’OGP siège à Washington, il est dirigé par un comité directeur de 22 membres, 11 issus de gouvernements, et 11 d’organisations de la société civile. Depuis 2011, 2 500 engagements ont déjà été pris. Le financement de ce partenariat international repose sur des contributions des pays membres, mais aussi sur les apports de fondations privées : Ford Foundation, Hewlett Foundation, ou encore Omidyar Network. La France était le 64eme pays à s’engager à l’OGP qui en compte aujourd’hui 70, et depuis la rentrée, elle en assure la présidence. Chaque pays membre du partenariat doit produire un plan d’action national, et des engagements autour de 3 priorités : l’environnement, la lutte contre la corruption, et la construction de biens communs. Pour assurer le succès de l’initiative, une vingtaine d’organisations de la société civile ont rédigé un guide de l’open gouvernement.
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Ce que l’élection de Donald Trump implique pour la neutralité du Net …

271015-net-neutrality-mDonald Trump vient de nommer à la FCC (Federal Communication Commission) deux fervents opposants à la neutralité du Net. Le nouveau Président élu a déjà émis des réserves à l’encontre de ce principe sur Twitter, et inquiète ses partisans qui redoutent un retour en arrière sur ce sujet.

La neutralité du Net ses déboires passés

La neutralité du Net, c’est l’acheminement de manière égale de toutes les informations sur les réseaux internet. Ce dernier, transporte et transmet toutes ces informations, par paquets, de façon neutre, quels que soient leurs contenus. Mais avec l’expansion de la toile, certains fournisseurs d’accès, en charge des réseaux, et opérateurs qui y diffusent des contenus, ont par le passé pris quelques libertés sur cette neutralité, en tentant de fermer certains flux d’informations qui leur faisaient concurrence. Lire la suite

Pourquoi les innovations technologiques ne font pas redécoller la productivité ?

pleyers-productivite-articleDe nombreux économistes sont en alerte. Depuis le milieu de la dernière décennie, les gains de productivité ont clairement ralenti, avant même la grande crise de 2008. Et parmi les économistes qui proposent des solutions, il y a les « techno-optimistes » et les « techno-pessimistes ». Les premiers pensent que les innovations technologiques récentes vont, à terme, booster la productivité, et les autres pensent que ses bienfaits demeureront limités. Les 2 s’accordent sur les conséquences potentiellement négatives des nouvelles technologies sur l’emploi.

La promesse des innovations technologiques

Il y a les techno-optimistes qui affirment que les avancées technologiques n’ont pas encore eu le temps de produire leurs effets sur le monde du travail. Mais lorsque ça sera le cas, elles vont entrainer des baisses des coûts de production, qui se répercuteront sur les prix à la consommation. Ils prennent modèle sur la loi de Moore, selon laquelle la puissance des processeurs double tous les 18 mois, pour expliquer que les résultats de la croissance vont devenir spectaculaires. C’est ce que pensent par exemple Ray Kurzweil, auteur, ingénieur, chercheur, et futurologue ou Andrew McAfee, co-directeur de l’initiative MIT sur l’économie numérique, et du Center for Digital Business au MIT Sloan School of Management. Ils prédisent que d’ici à 2050 on devrait pouvoir faire tenir l’intelligence d’un cerveau humain sur une clé USB. Et d’ici à 2070, c’est la totalité de l’intelligence humaine qui pourrait être téléchargée.
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La blockchain ou la fin de l’entreprise traditionnelle ?

blockchainPour La Tribune, la blockchain n’est rien de moins qu’une « révolution qui va transformer le monde » !
Ne va-t-elle pas aussi entrainer une révolution de l’organisation de l’entreprise traditionnelle ? C’est la thèse de Philippe Honigman, co fondateur de Ftopia (start up de partage de documents), qui participe au projet Backfeed (conception d’une infrastructure pour créer des organisations décentralisées).

Petit rappel : qu’est-ce que la blockchain ?

C’est en 2008, dans un contexte de crise financière, de rupture de confiance dans les Etats, dans les banques et dans les monnaies, qu’est apparue la technologie de la blockchain. Elle a permis – grâce à une technique alternative du protocole TCP-IP de transfert et de stockage de données –  de mettre en place un système de transaction monétaire virtuel avec la monnaie numérique Bitcoin. Celle-ci fonctionne sans autorité centrale ni administrateur. Ce principe de la désintermédiation dépasse désormais le domaine de la monnaie numérique, et les entreprises y voient une opportunité de réduire leurs coûts, et de, en théorie, sécuriser leurs transactions (par exemple pour les transferts d’actifs ou pour les smart contracts*).
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Qu’est ce que les algorithmes savent de nous ?

2893Ils occupent dans nos vies une place de plus en plus centrale, si on a pas beaucoup de contrôle sur eux, au moins sachons ce qu’ils font.

Pour rappel, les algorithmes sont basés sur des mathématiques très complexes, ils sont composés d’une suite d’instructions qui vont produire un résultat calculable. Avec la transformation digitale, nous sommes entrés dans une société où nous sommes de plus en plus « calculés ». Avec la multiplication des traces numériques que nous laissons sur internet, ces calculs sont intensifiés, accélérés.

Que calculent ces algorithmes ?

Pour Dominique Cardon, sociologue au Laboratoire des usages d’Orange Labs et professeur associé à l’université de Marne-la-Vallée (LATTS), qui vient de publier A quoi rêvent les algorithmes, nos vies à l’heure des big data, il existe 4 types principaux d’algorithmes. Ils ont tous pour objectif de trouver, a travers le « bruit » que nous laissons sur internet, nos traces, d’identifier un signal, c’est-à-dire des informations nous concernant.
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L’école numérique, une promesse qui divise…

12389615_sIl y a 1 an, François Hollande lançait son plan pour « la grande école du numérique. Le numérique à l’école est porteur de nombreuses promesses, et à entendre ses partisans, il est même censé résoudre tous les problèmes actuels de l’école : le déficit de l’attention, le décrochage scolaire, les inégalités. Mais y a-t-il réellement une corrélation entre la numérisation des systèmes scolaires et leurs performances ?

L’OCDE a sorti un rapport en 2015 sur les résultats 2012 qui comparent les différents systèmes scolaires dans les pays de l’OCDE. Il conclut globalement que, plus on expose des enfants à des écrans, moins ils comprennent ce qu’il y a écrit dessus… L’article du New York Times de 2011 avait ouvert le débat et avait fait couler beaucoup d’encre, on y lisait que les patrons de la Silicon Valley ne voulaient pas que leurs enfants aient des tablettes et étudient sur des ordinateurs à l’école.

Qu’en disent les uns et les autres aujourd’hui ?
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Les Smart Cities, danger ou opportunité ?

smart-cities-security-challenge-showcase_image-6-a-7968Plus d’un français sur deux vit dans une commune de plus de 10 000 habitants, et les nouvelles technologies pourraient aider à améliorer son quotidien. Comment ? En développant des services ou en les réorganisant, en utilisant les informations fournies par ces nouvelles technologies, et en associant les habitants à la conception ou au fonctionnement de leur cadre de vie, avec des systèmes capables de favoriser la participation citoyenne.

Les défis des villes de demain

Aujourd’hui les villes ont un triple défi à relever : la révolution numérique qui est en train de changer la manière dont les citoyens appréhendent leur vie quotidienne ; la révolution urbaine et la multiplication du nombre de citadins que ne peuvent plus supporter les infrastructures existantes (par exemple, on ne peut pas construire indéfiniment des routes additionnelles) ; et les défis climatiques.
Pour ceux qui voient dans le développement de l’intelligence des villes une opportunité, le numérique est un outil pour essayer d’améliorer et de régler ces problèmes.
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Le Pokémon Go et les inquiétudes qu’il suscite

image-05-700x354Le Pokémon Go, c’est une application ludique qui envoie les gens dans la rue pour « chasser » et collectionner des petits monstres virtuels. Lorsque vous lancez l’application, le professeur Saule vous propose d’aller chasser les Pokémons pour l’aider dans ses recherches. Vous créez votre personnage, vous visualisez la carte du quartier où vous vous trouvez – qui utilise les cartes Google Maps et le GPS de votre smartphone –plusieurs Pokémons sont aléatoirement placés autour de vous, en réalité virtuelle. Vous visualisez par exemple à coté de votre boulangerie un Rondoudou, ou bien votre radar vous indique la présence d’un Rattata dans la rue suivante. Pour les attraper, vous devez marcher et surveiller leur apparition sur la carte, ils peuvent surgir de n‘importe où. Il n’est pas besoin de combattre mais d’utiliser des Pokéballs, objets à récupérer dans certains lieux. Le but est de tous les attraper, et de combattre d’autres « dresseurs ». Il est impossible de se battre contre d’autres joueurs dans la rue, mais on peut prendre possession de zones très fréquentées comme les parcs, les gares, les musées. Ce ne sont plus les utilisateurs qui s’immergent dans un jeu mais le virtuel qui s’immerge dans leur réalité, grâce à la réalité augmentée.

Le jeu génère un engouement inédit, il a été téléchargé plus de 7,5 millions de fois aux États-Unis en quelques jours et il génère 1,6 million de dollars de recette sur les appareils Apple. Pokémon Go est déjà plus téléchargé que Tinder, sur les smartphones Android, et n’est pas loin de surpasser Twitter.
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L’accord entre l’Europe et les Etats Unis sur la protection des données, une histoire sans fin …

1158346_protection-Les autorités européennes de protection des données travaillent, encore et toujours, sur un accord avec les Etats Unis portant sur le traitement des données personnelles des ressortissants européens par des sociétés américaines.

L’accord « Safe Harbor » datant de 2000 avait été  invalidé par la Cour de justice de l’Union européenne en Octobre 2015 car il n’offrait pas de protection suffisante aux données des citoyens européens sur le territoire américain. Aujourd’hui les institutions européennes souhaitent obtenir un encadrement strict des transferts de données vers les Etats-Unis afin qu’ils respectent les droits fondamentaux de respect de la vie privée.
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