L’internet des objets a besoin de standards

L’internet des objets, le X internet, le tout internet … de nombreux termes pour annoncer l’avènement d’une nouvelle génération internet dominée par les objets connectés et les échanges de données Machine to Machine. Mais alors que les gens sont de plus en plus enthousiastes à propos des objets qui par exemple permettent de rester en forme (fitbit, runkeeper, withings etc.), une récente étude Forrester note que ces applications restent limitées car elles ne peuvent pas encore communiquer entre elles.
Certains systèmes peuvent mesurer l’activité physique, d’autres les techniques sportives, et beaucoup d’autres encore les données biométriques. Le résultat est un réservoir de données regroupées en silos, toutes reliées à leur application propre. Mais les entreprises qui les commercialisent pourront se rapprocher de leurs clients uniquement lorsqu’ils seront en capacité de regrouper toutes ces données dans un système unique. L’étude préconise d’intégrer les applications CRM, les systèmes d’inventaire, les parcours d’achats clients et leur expérience. A ce moment-là seulement on pourra parler de l’internet « intelligent » des objets.

Ces entreprises ont alors besoin d’équipement mobiles, d’API ouvertes et de standards. L’étude insiste sur le fait que la collecte de données doit se faire de manière contextuelle afin d’obtenir des informations pertinentes. Le canal mobile est considéré comme le plus adapté pour suivre et comprendre le consommateur, on continue donc d’investir dans l’intégration de capteurs et processeurs dans les mobiles. L’iPhone 5S, le Motorola Moto X intègrent des processeurs uniquement dédiés au management de données capturées par des capteurs.

Mais les experts de Forrester identifient la fragmentation des systèmes comme l’obstacle principal à l’innovation. L’agrégation de plateformes telles qu’opérées par Xfinity et ZigBee Alliance est un début, mais les analystes préviennent que cela reste encore insuffisant pour assurer un engouement suffisant d’utilisateurs. Selon eux, la solution est d’ouvrir les interfaces de programmation des applications, les API. Si une entreprise peut utiliser les services et données d’une autre, et réciproquement autoriser d’autres à développer des applications en relation avec les siennes, il serait alors plus facile de supprimer les silos de données et ainsi en faire bénéficier tous les acteurs.

L’émergence de l’internet des objets dépend alors aussi, en grande partie, de la création de standards communs. Les capteurs connectés doivent reposer sur des processus similaires, basés par exemple sur le nouveau protocole IPv6. Ils doivent aussi se baser sur les nouveaux standards de réseaux sans fil de type IEEE 802.11ah, afin de regrouper des périphériques, comme par exemple les compteurs intelligents. On pourrait alors par exemple coopérer pour la distribution d’électricité tout en minimisant la consommation d’énergie.

Les utilisateurs savent qu’ils fournissent des données, de manière passive, et ils attendent en retour de voir leur quotidien s’améliorer. L’étude montre que les attentes principales de personnes interrogées sont : le suivi des comportements du sommeil (36%), améliorer les modes de conduite (35%), et surveiller ses proches âgés ou ses enfants (29%).
Les données d’observation sont alors un prérequis de base, mais la différence se fera dans la capacité à transformer ces informations en solutions pratiques qui aideront à améliorer la vie des gens et les aider.

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