Les obstacles qui entravent l’internet des objets

L’internet des objets concerne aujourd’hui 1,9 milliards d’appareils et devrait atteindre plus de 9 milliards d’ici à 2018, c’est-à-dire à peu près le nombre combiné des smartphones, télévisions portatives, tablettes, ordinateurs portables et fixes. Mais pour que la tendance aille au-delà des « early adopters » elle doit relever plusieurs défis : la technologie, la sécurité, la confidentialité, l’énergie.

L’internet des objets a besoin d’infrastructures, elles devront être développées pour accompagner les utilisateurs. Le coût des capteurs devra aussi baisser pour pouvoir toucher son public, notamment les entreprises de taille moyenne.
Pour par exemple allumer la lumière en marchant dans sa maison, éteindre les veilleuses, mettre de la musique et verrouiller sa porte, il y a quatre écosystèmes différents, provenant de quatre fournisseurs. Il faut alors que les plateformes soient interconnectées, que les protocoles ne soient plus en conflits mais reliés.

Beaucoup des produits connectés sont conçus par des petites entreprises et/ ou dans des environnements open source, et n’ont pas les ressources ou le temps pour créer des modèles de sécurité adaptés.  Une étude récente réalisée par Hewlett-Packard révèle que 70% des dispositifs IoT sont vulnérables aux menaces. Il n’existe pas encore de frameworks de sécurité spécifiques, bien que différents organismes y travaillent comme le PCI Data Security Standard ou le National Institute of Standards.

Tout comme avec le big data, il va y avoir une augmentation des risques de violation de la confidentialité. Les données collectées sur les utilisateurs peuvent facilement devenir des informations personnelles, car souvent les informations collectées concernent les lieux, temps, récurrence des activités. C’est d’ailleurs un nouvel univers big data qui s’annonce, avec une multitude d’informations qui s’accumulent, provenant de différents appareils, une maison connectée pourra par exemple générer 200 Giga octets par jour, et ces données seront en silos si les terminaux opèrent sur des plateformes différentes. Une fois les données analysées elles créeront de l’information, mais nous n’y sommes pas encore. Les outils big data seront utilisés pour collecter, stocker, analyser et distribuer ces ensembles de données et générer ainsi des informations précieuses, créer des nouveaux produits et services, les optimiser. Collecter les données est une chose, ensuite il faut les canaliser dans des systèmes back end existants, les fusionner avec d’autres sources de données et analyses, et les rendre disponibles et consultables.

D’ici à 2020, on prévoit que 50 millions d’objets seront connectés. Mais il faut les alimenter en énergie, pour assurer les durées de vie des batteries et l’énergie nécessaire pour alimenter les capteurs. Les technologies réseaux existantes et plus adaptées aux objets connectés sont les réseaux personnels, les capteurs longue portée et réseaux maillés, et les réseaux dédiés à des applications spécifiques.

Les entreprises ont l’habitude de gérer des réseaux de centaines ou milliers de terminaux, mais l’IoT va démultiplier ce nombre considérablement, il va donc falloir revoir certaines méthodes.

Selon une étude de PwC, le marché des objets connectés va représenter un marché de plusieurs billions de dollars d’ici à 2020, il semble donc indispensable de franchir les quelques obstacles entravants…

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