L’Europe dans la course de la recherche en robotique

L’Europe est un leader en robotique, elle représente plus du tiers du marché mondial. Il existe de nombreux dispositifs de financements pour la recherche scientifique, qui impliquent des partenariats public- privé, et qui mobilisent plus de 2 milliards d’euros sur cinq ans. La robotique constitue l’un des principaux investissements du programme Horizon 2020  pour la recherche et l’innovation.

Les aides pour les secteurs économiques (FEDER), social (FSE), de l’agriculture (FEADER), et pour les initiatives d’emploi pour les jeunes (IEJ) représentent pour l’Ile de France un fond de 540 millions d’euros pendant 6 ans. Tout se fait sur la base d’appels à projets, via la Région, à laquelle la Commission Européenne confie la sélection sur des critères techniques très stricts. Dans le cadre du fond Feder, l’Ile de France dispose pour la période 2014 – 2020, de 185 millions d’euros.

L’entreprise Aldebaran, basée à Issy les Moulineaux, en a par exemple profité, elle s’est associée à différents laboratoires pour mettre au point le robot humanoïde Roméo. Il est conçu pour les personnes âgées, et vise à devenir un véritable assistant et compagnon personnel. Avec des yeux mobiles et quatre processeurs, sa particularité est d’être attentif au monde qui l’entoure, il peut repérer les mouvements des personnes et particulièrement leur chute.
Alderaban développe par ailleurs le robot humanoïde Nao et Pepper. Nao est déjà utilisé pour l’apprentissage, dans plus de 70 pays. Il permet d’étudier l’informatique et les sciences, du primaire jusqu’à l’université, et permet aux étudiants d’apprendre la programmation de manière ludique. Pepper est conçu pour vivre aux côtés des humains, il est aujourd’hui utilisé par l’opérateur mobile japonais SoftBank, pour accueillir et divertir les visiteurs dans leurs points de vente.

La robotique touche aujourd’hui tous les secteurs et types d’activités, mais combiner le travail des robots et des hommes fait peur car c’est synonyme de menace pour l’emploi. Pourtant, c’est aussi synonyme de productivité : par exemple, l’Allemagne est le pays qui a l’industrie la plus avancée et qui utilise le plus de robots en Europe. Donc utilisé intelligemment, le robot peut devenir une valeur ajoutée.
Tous les continents sont en train de développer des programmes de robotique, l’Europe doit s’y intéresser et y investir maintenant pour ne pas se laisser dépasser. D’ailleurs Aldebaran vient de se faire racheter par le japonais SoftBank…

En France, les entreprises sont très performantes en recherche et innovation mais pas pour la mise sur le marché. Il est donc important de pouvoir créer des partenariats entre les grandes et petites entreprises, c’est aussi ce que visent les investissements européens.

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