Big data : les nouveaux métiers qui demandent de nouvelles compétences

data-analystAvec le succès du Big Data, nous assistons à l’arrivée de nouveaux spécialistes de la donnée : Data scientist, Data analyst, Data miner, Chief data officer …  les nouvelles fonctions fleurissent ! Mais pour que le Big Data soit utile à l’entreprise il faut avant tout identifier les cas d’utilisations pertinents pour son marché. Ce qui implique des équipes pluridisciplinaires qui comprennent, entre autres : le DSI, les analystes de données, sociologues et spécialistes du marketing. Ces différentes compétences devront apprendre à communiquer, à trouver un langage commun.

D’après IBM, le métier de Data Scientist « est une évolution des rôles de Business Analyst ou de Data Analyst » et ce rôle peut être tenu par une personne ayant reçu une formation solide en informatique, statistiques, Analytics ou mathématiques. Le Data Analyst s’occupe surtout des données d’une seule source tandis que le Data Scientist se charge de l’exploration et l’examen d’innombrables données de sources différentes.

Et qui dit multiplication du nombre de données, dit conséquences sur leur stockage, leur acheminement et leur sécurisation. Les fonctions concernées de près ou de loin par le sujet sont donc nombreuses. Elles concernent les profils d’administrateur réseau, d’ingénieur système, d’ingénieur sécurité informatique, d’assistant statisticien, ou encore de Web designer. De nombreuses fonctions participent à l’exploitation et compréhension des masses de données produites.

Pour ces nouvelles fonctions, faut-il maitriser Hadoop, MapReduce, Bigtable, NoSQL etc ?

Prenons MapReduce par exemple, un modèle novateur de traitement parallèle de données, qui permet de traiter en une minute un problème qui auparavant exigeait une heure. Ce modèle, s’il n’est pas maîtrisés par les développeurs, demandera un effort d’apprentissage significatif, pour faire face aux situations où les automatismes dysfonctionnent ou dès lors que les performances exigent des optimisations.
Pour Hadoop, l’une des difficultés à surmonter sera la prise en compte de certains aspects liés à l’architecture de ses couches basses, afin de bénéficier du scaling linéaire promis par MapReduce.

En plus, traiter d’énormes quantités de données non-structurées exige non-seulement de nouveaux algorithmes et des nouvelles infrastructures de calcul, mais impose également de repenser l’organisation des données elles-mêmes, il faut donc maitriser les nouvelles techniques de modélisation des données.

Ensuite vient l’extraction d’informations métiers significatives à partir du résultat de ces traitements. Là où les outils de BI classiques devaient se contenter de données partielles, les nouveaux outils Big Data permettent souvent une prise en compte exhaustive des données. C’est le domaine que l’on appelle le Big Analytics.

Il y a donc tout un jeu de connaissances et d’intuitions nouvelles à acquérir par les concepteurs. Le bricolage individuel en mode « Do It Yourself » n’a pas sa place dans le Big Data.

D’ailleurs, les formations se multiplient : Universités, Ecole et Instituts de formation, créent leurs cursus, et les parcours doubles du type école d’ingénieurs/école de commerce sont très prisés par les recruteurs. La ministre déléguée à l’Economie Numérique Fleur Pellerin a annoncé plusieurs mesures dans le cadre de son plan Big Data, dont l’aide à la formation de plusieurs dizaines de milliers de Data scientists en France. Voir la feuille de route du gouvernement sur le numérique.

Aux Etats-Unis, le métier de Data Scientist est l’un des profils IT les plus recherchés, et parmi les mieux payés. Il semble que la tendance soit en train de traverser l’Atlantique, Big Opportunités en perspective !

2 Responses to Big data : les nouveaux métiers qui demandent de nouvelles compétences
  1. Stephane Répondre

    Bonjour,

    Je serais intteresse sur les aides a la formation des Data Scientists. Vous auriez des informations a ce sujet ? Je suis un developpeur et pense pouvoir profiter d’une telle formation. Merci !

    Cordialement,

    Stephane Eybert

    • Claire Gerardin Répondre

      Bonjour,
      Télécom ParisTech lance un mastère spécialisé, intitulé « Big data : gestion et analyse des données massives (BGD) » qui accueille entre 30 et 35 étudiants. C’est le premier titre européen dédié à l’exercice opérationnel du métier de data scientist.
      Il y a aussi le Cnam. Certaines entreprises proposent des formations complémentaires à leurs nouvelles recrues, l’éditeur SAS France le fait par exemple. Ces suggestions ne sont pas exhaustives, mais ce sont quelques pistes. Bonne formation!

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